17. novembre 2021

 – Policy Brief

Protection contre le COVID-19 après une guérison, la vaccination et une dose de rappel

Ce texte est un résumé de la Policy brief originale écrite en anglais

Résumé

Les vaccins divisent par dix le risque d’être infecté par le SARS-Cov-2. Cet effet initial se réduit après six mois à un facteur d’environ deux. La vaccination et une guérison du COVID-19 protègent contre l’hospitalisation de manière plus longue. Les doses de rappel font plus que compenser le déclin de l’effet protecteur en offrant une protection 20 fois plus grande que sans vaccin, apportant ainsi de multiples avantages pour la société.

Les personnes guéries du COVID-19 ou vaccinées ont bien moins de risque d’être infectées par le SARS-Cov-2 et de le transmettre. Cette protection diminue toutefois avec le temps. Les trois vaccins homologués en Suisse ont une efficacité initiale de 85-90% contre une infection par la variante Delta, c’est-à-dire qu’ils réduisent les risques d’infection de 7 – 10 fois. Cette protection décline après six mois à environ 60% pour le vaccin de Moderna, à 45% pour le produit de BioNTech/Pfizer et à 20% pour celui de Johnson & Johnson. La protection contre les maladies graves ou l’hospitalisation est maintenue plus longtemps, à environ 80% pour le vaccin BioNTech, mais pourrait se réduire par la suite.

En plus de prévenir les infections (et les risques de transmission liés), les vaccins à ARN diminuent les chances de transmettre le virus plus loin lorsqu’une personne vaccinée se voit néanmoins infectée. Le vaccin BioNTech réduit initialement de moitié les risques de transmission du virus, et d’un quart trois mois plus tard.

Avoir guéri du COVID-19 diminue de manière importante les risques d’hospitalisation après une réinfection. La protection à 6 – 12 mois est au moins aussi bonne qu’après une vaccination Moderna et meilleure qu’après une vaccination BioNTech. La protection la plus forte est observée chez les personnes guéries du COVID-19 ayant reçu une dose de vaccin à ARN.

Une dose de rappel ou booster (une troisième dose dans le cas des vaccins BioNTech ou Moderna) fait plus que compenser le déclin d’efficacité: elle restaure une protection de 95% (équivalent à des risques divisés par 20), dépassant la protection initiale de 85-90%. La durabilité de la protection après un booster sera mieux connue lorsque davantage de temps se sera écoulé après les première campagnes de rappel. L’extrapolation des données sur les concentrations d’anticorps suggère que l’effet d’un booster sur les infections légères par la variante Delta et sur les transmissions devrait se maintenir pendant 9 à 15 mois après la dose de rappel, également pour les gens à risque tels que les personnes de plus de 65 ans.

Les doses de rappel présentent plusieurs avantages. Elles ralentissent la circulation du virus dans l’ensemble de la population, ce qui est particulièrement important pour de l’hiver 2021-2022, et réduisent de plus le fardeau global du long Covid. Elles divisent par plus de dix les risques d’hospitalisation chez les personnes âgées de 65 ans ou plus, offrant une protection encore plus élevée qu’après la deuxième dose. Enfin, les parents de jeunes enfants, le personnel de santé et les autres personnes en contact étroit avec des individus ne pouvant se vacciner ou très vulnérables peuvent ainsi minimiser le risque de les infecter.

Type of document:Assessment of scientific evidence (update)

In response to request from: NCS-TF

Date of request: : 10/11/2021
Date of response: Shared with FOPH on 17/11/2021

Individuals involved: Christian Münz, Urs Karrer, Daniel Speiser, Manfred Kopf, Richard Neher, Nicola Low, and Tanja Stadler

Contact persons: christian.muenz@uzh.ch, urs.karrer@ksw.ch

Comment on planned updates: This is an update of the PB on the same topic that was published on the 25th of June 2021