19. avril 2021

 – Policy Brief – 

Considérations sur des tests communautaires au SARS-CoV-2 intensifiés

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Ce texte est un résumé de la Policy brief originale écrite en anglais

Résumé

Des tests réguliers – par exemple dans les écoles, au travail ou dans les établissements médicaux-sociaux – permettent de mieux identifier les infections asymptomatiques au SARS-CoV-2. Nous décrivons différentes approches et les conditions d’une mise en œuvre réussie pour réduire les transmissions communautaires.

Un dépistage intensifié du SARS-CoV-2 déployé dans une grande partie de la population peut contribuer à mieux contrôler les transmissions et ainsi soutenir l’ouverture de la société, en phase avec le déploiement de la vaccination.

Un dépistage communautaire intensifié passe par des tests répétés d’infections asymptomatiques au SARS-CoV-2 dans des groupes cibles. Il s’agit de populations considérées comme présentant un risque élevé d’infection ou qui fréquentent des lieux permettant un dépistage à grande échelle, comme les écoles et les lieux de travail. Ce paradigme donne la priorité à la fréquence des tests, à leur étendue et à la rapidité de leurs résultats plutôt qu’à leur sensibilité, qui est la considération principale pour les tests diagnostiques chez les personnes symptomatiques.

Le «test» comprend à la fois le type d’analyse et le type d’échantillon. Les deux combinaisons considérées comme les plus appropriées pour les tests répétés sont les tests rapides antigéniques à partir d’échantillons nasopharyngés ou nasaux+oropharyngés et les tests RT-PCR en laboratoire effectués à partir d’échantillons de salive.

La réalisation de tests communautaires intensifiés nécessite de mettre en place des dispositifs solides pour l’organisation, la gestion, l’information et le suivi et qui permettent de les déployer de manière étendue et soutenue. En plus des tests individuels, le dépistage intensifié doit être étendu aux contacts des personnes infectées dans les foyers, les écoles et les lieux de travail. Maintenir des programmes des dépistage volontaire régulier nécessite la confiance, l’approbation et l’engagement de la communauté. Les résultats préliminaires d’études pilotes menées dans le canton des Grisons ont révélé une adhésion modérée de la population mobile; la positivité des tests a diminué à court terme (après plusieurs semaines). Il est important de disposer de données sur les principaux groupes cibles et sur la couverture nécessaire pour réduire la transmission à l’échelle de la population.

Une communication efficace et un soutien sont nécessaires car la plupart des gens ne bénéficient pas directement de leur participation à des tests répétés. Ils en subissent les inconvénients, notamment l’isolement, la quarantaine ou encore les conséquences de tests faussement positifs ou négatifs.

Des plans pour évaluer et suivre le dépistage intensif doivent être mis en place au niveau cantonal et national en parallèle de sa mise en œuvre. Il est essentiel d’enregistrer séparément le nombre et les résultats des tests de dépistage et celui des tests de diagnostic afin de pouvoir distinguer les augmentations du nombre de résultats positifs qui résultent du programme de celles dues à une augmentation des transmissions. Il est également nécessaire de mener des recherches pour déterminer les avantages et les inconvénients pour les gens qui participent au dépistage. Des études d’évaluation comparatives des résultats des différentes manières de mettre en œuvre le dépistage et des études de modélisation aideront à déterminer les approches les plus acceptables et les plus efficaces.  

Type of document: Policy Brief

Date of response: 01/04/2021

Comment on planned updates : As new evidence is published

Expert groups involved:  Public health, diagnostics and testing, data and modelling

Contact persons: Nicola Low